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Des rubriques et des lieux

13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 21:35

Un article du site http://apprendre-reviser-memoriser.fr/

Pour une vision positive de l’erreur

Apprenez à échouer ou vous échouerez à apprendre. – Tal Ben Shahar (psychologue)

extraits 

" Dans la conception traditionnelle,
l’objectif est de remplacer l’erreur par la vérité et cette correction passe nécessairement par la prise en compte de la parole de l’adulte."

...

Pourtant, apprendre, c’est comprendre pourquoi on se trompe. C’est seulement quand l’erreur est acceptée des deux côtés (enfants et adultes) que tout devient possible : réflexion, apprentissage, progression, création, innovation, invention !

Il incombe donc aux adultes de dédramatiser l’erreur, de faire comprendre que l’erreur fait partie du processus d’apprentissage : c’est parce que je me trompe que je suis en train d’apprendre ! Une fois que l’enfant a compris qu’il faut pouvoir se tromper pour apprendre, il pourra donner un rôle positif à l’erreur sans la craindre."

 

L'article : 

http://apprendre-reviser-memoriser.fr/eloge-de-lerreur-apprendre-cest-comprendre-pourquoi-se-trompe/

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 18:45

L’éducation fondée sur la conformité et la compétition : Sir Ken Robinson n’y croit pas. Retour sur la conférence qu’il a donnée lors du BETT 2017.

Apprendre ou être éduqué?


La visite d’un abattoir, où le processus mécanisé est très fonctionnel, lui a rappelé ce système éducatif où tout est fondé sur la conformité. Les élèves sont groupés selon l’âge. Ils doivent tous ensembles mémoriser des blocs de savoir-faire et de connaissances qu’ils retransmettent lors d’examens de passage. C’est fonctionnel, certes, mais c’est estime-t-il une vision extrêmement limitée de l’être humain. « L’académisme » ne correspond pas aux besoins éducatifs d’une grande partie des humains.Observons les bébés, nous dit Sir Robinson. Ils sont curieux, touche-à-tout, explorateurs de leur environnement. Ils émettent plus de 5000 sons différents, ils babillent, puis finalement adoptent les sons utilisés par ceux qui les entourent. Ils parlent. On ne leur fait pas la classe pour cela. Ils semblent apprendre par osmose.

...

Il explique aussi que, de nos jours, les enfants ont moins de temps libre que les prisonniers des pénitenciers à haute sécurité. Il croit que c’est en les empêchant de jouer librement qu’ils deviennent tendus et hyperactifs, entraînant aussi cette épidémie de trouble déficitaire de l’attention (TDA/H).

Considérant que nous vivons tous dans deux mondes, un monde intérieur et un monde extérieur à soi, il estime que les écoles actuelles et le monde moderne, hyperactif et riche en stimuli de toutes sortes, forcent l’enfant à vivre uniquement dans le monde extérieur. Il perd, selon lui, graduellement accès à son monde intérieur, à sa créativité, à son soi.

...

...une analogie entre nos systèmes d’éducation et l’agriculture industrielle qui cherche le rendement à tout prix. Si un tel système n’est pas viable car il détruit les sols, il en va de même pour les enfants. L’agriculture biologique, au contraire, ne vise pas le rendement à tout prix. On concentre les interventions à enrichir les sols et les plantes poussent très bien. Nous sommes aussi des êtres organiques.

Pour la suite 

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 20:46

Un article des cahiers pédagogiques

http://www.cahiers-pedagogiques.com/Apprendre-les-maths-a-quoi-ca-sert-Mathematiques-et-enseignement-au-fil-de-l-histoire

à propos du livre (même titre) de Caroline Ehrhardt et Renaud d’Enfert, Le square éditeur, 2016

 

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Dans un court volume, dont le titre banal traduit mal l’intérêt, l’originalité de l’approche des auteurs est de resituer chaque chapitre dans une rapide mais riche genèse des pratiques actuelles à partir de l’histoire de l’enseignement des mathématiques, depuis le début du XIXe siècle le plus souvent. L’ouvrage est court, rigoureux, remarquablement clair, argumenté et nuancé.

Nos idées reçues sur des questions attendues sont bousculées : dans les chapitres consacrés aux finalités de l’enseignement des mathématiques, ou au rôle de «  sélection  » qui leur est attribué, dans l’évocation des débats autour des «  maths modernes  » ou la prétendue désaffection des jeunes pour les études scientifiques, l’analyse fine et profonde contribue à nous rendre moins naïfs sur les problèmes actuels de l’enseignement des maths. Dans les développements historiques, on comprend bien la lenteur de la progression de la place faite aux sciences face aux «  humanités  » dans l’enseignement secondaire, et le rôle des grandes écoles et d’abord Polytechnique qui ont marqué dès l’origine les conceptions et les pratiques en ce qui concerne l’enseignement des mathématiques ; un seul regret : l’absence d’éléments quantifiés qui rappellent aux lecteurs d’aujourd’hui le petit nombre d’élèves du secondaire et du supérieur concernés par ces enseignements, au XIXe, mais encore jusqu’aux années 60 et 70 du XXe siècle.

La description des contenus enseignés, rarement abordée ailleurs, réussit à expliquer les évolutions récentes sans être obscure pour les non-spécialistes. Le dernier chapitre est plus original encore : on y trouve abordée la question «  Comment apprend-on les maths ?  », et évoquée la place de la démonstration, du déductif, de l’approche concrète dans cet enseignement, et même l’évolution des objets qui servent d’outils pour apprendre, et dont les changements considérables ont révolutionné l’enseignement depuis 30 ans. Les auteurs abordent aussi les évolutions du travail attendu de l’élève «  de la répétition de la leçon à la situation problème  », et la nécessaire place à donner à «  l’exercice  » : «  faire des mathématiques implique aussi un exercice au sens premier du terme ».

Ce livre devrait être utile à tout lecteur, un peu curieux de comprendre comment on peut expliquer, au-delà des idées toutes faites, les difficultés de l’enseignement des maths d’aujourd’hui, dont les caractéristiques sont liées à toute une histoire. Les jeunes enseignants de mathématiques y trouveront des éléments pour prendre un peu de distance par rapport à leur formation et mieux comprendre d’où viennent les maths qu’ils enseignent. Enfin, même si la place de l’école élémentaire peut y sembler un peu moins visible, il devrait aussi éclairer les professeurs des écoles sur les finalités de l’enseignement des mathématiques et les évolutions des contenus enseignés.

Françoise Colsaet

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