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Des rubriques et des lieux

3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 20:28

Le journal le monde donne une interview de Cédric Villani, qui n'est pas seulement un grand mathématicien plusieurs fois distingué par ses pairs, mais aussi un brillant analyste du monde en pleine mutation qui ébranle chaque jours nos moindres certitudes.

Parole modérée, conseils avisés, Cédric Villani rappelle quelques réalités méconnues, voire maquillées :

A cette heure, l'intelligence artificielle n'existe pas vraiment

Les compétences qui nous semblent assurer une rente à vie à leurs possesseurs n'auront peut-être cette qualité que pendant dix ans

L'enseignement de la créativité ne se fait pas en classe à travers des méthodes développant la créativité, mais à travers des rencontres multiples dans et hors la classe, de situations, de personnes, ...

Les emplois les moins menacés seront ceux qui nécessitent une habileté fine (qu'elle soit intellectuelle ou autre) et une sensibilité à l'art (sous toutes ses formes)

 

------------------------- L'interview --------------------

Les algorithmes exécuteront-ils la majorité des tâches dévolues jusque-là aux êtres humains? L’avènement de ce monde numérique promet-il un avenir radieux aux futurs mathématiciens ? Cédric Villani, Médaille Fields en 2010 et directeur de l’Institut Henri-Poincaré, à Paris, fait partie des trente-cinq personnalités auxquelles Le Monde a demandé de partager leur vision du futur pour aider les jeunes à trouver leur voie dans un monde en pleine mutation dans le cadre d’O21, ces événements consacrés à l’orientation dont les prochaines étapes se dérouleront à Lille, les 6 et 7 janvier, à Cenon, près de Bordeaux, les 10 et 11 février, à Villeurbanne les 15 et 16 février et à Paris les 4 et 5 mars.

 

Pour un étudiant en mathématiques, le big data ou l’intelligence artificielle sont-ils le nouvel eldorado ?

Ils en ont en tout cas les apparences ! Intelligence artificielle ou « machine learning » sont des mots que l’on entend partout. On promet de mettre de l’intelligence dans les lampadaires, les voitures, les métros… Et de fait, à chaque fois que l’on va essayer de le faire, il y aura un algorithme d’apprentissage derrière. Si bien que le fait de se familiariser avec la culture algorithmique et avec ce mélange de mathématiques et de programmation qui caractérise ce qu’on regroupe sous l’expression « intelligence artificielle » est sans aucun doute une rente.

Une rente à vie ?

Il est impossible de le dire. Dans dix ans, la technologie aura peut-être tellement évolué que ces compétences seront moins nécessaires. Mais c’est aujourd’hui un objet de recherche passionnant, qui amène aussi à se poser la question : « Qu’est-ce que cela veut dire, l’intelligence ? » On a des algorithmes qui marchent de mieux en mieux, mais on ne sait pas toujours vraiment pourquoi ils marchent, ce qu’ils font… Donc cela reste un sujet mystérieux, délicat, chaotique, qui alterne avancées et périodes de stagnation.

Ne pas s’emballer outrageusement, donc ?

Non. Les progrès sont significatifs en ce moment et beaucoup s’enflamment et extrapolent en promettant des choses mirifiques. Or on est encore loin. L’intelligence artificielle reste avant tout un sujet de recherche. Le robot intelligent n’existe pas, en tout cas pas encore. Peut-être émergera-t-il dans quelques décennies, mais au prix d’importants progrès non seulement technologiques mais aussi qualitatifs et théoriques. Pour l’instant nous ne savons produire que des robots très spécialisés.

Qui auront néanmoins un impact sur de nombreux métiers…

Oui, comme n’importe quelle rupture technologique. Les robots sont un acteur de plus dans le jeu, qui enrichit et détruit à la fois. Ils vont éliminer certains métiers et exacerber certaines tensions, entraîner des malentendus, des manipulations, créer des nouvelles occasions d’insécurité, voire de dépendance psychologique comme dans Her [film de Spike Jonze, 2013] – toutes choses qui vont bouleverser la donne. Mais il en a toujours été ainsi lorsque des changements radicaux sont intervenus dans l’histoire des sociétés humaines. Il faut aborder celui-ci avec un esprit ouvert et le voir comme une aventure qui est en train de se passer sous nos yeux et même dont nous pouvons être les acteurs.

Que conseilleriez-vous aux jeunes qui craignent la concurrence des robots ?

Certaines prédictions sont très alarmistes, comme celles de Martin Ford, l’auteur du best-seller Rise of the Robots, paru en 2015 aux Etats-Unis [non traduit]. Il estime qu’une très grande proportion des métiers sera robotisée. Et effectivement, certaines grandes entreprises sont en train de travailler dès maintenant à remplacer la moitié de leur personnel par des robots. Il est certain qu’au moins dans un premier temps, on va assister à un remplacement massif de certains emplois par des robots. Si l’on veut éviter cela, le meilleur moyen consiste à se concentrer sur les secteurs que les robots ne sont pas prêts de toucher, c’est-à-dire ceux qui font appel autant possible à nos neurones, ou à un travail de précision, ou à un savoir-faire dans lequel l’imagination, l’intelligence, la fibre artistique jouent un rôle important.

Comment apprend-on à être créatif ?

Pour commencer, en évitant d’en faire une obsession ! « Créativité » est un mot que l’on entend partout en ce moment, sous forme d’injonction. Il faut être créatif. Or la créativité, d’après moi, vient surtout de la capacité à intégrer beaucoup d’éléments émanant de son entourage, de discussions… C’est une affaire d’environnement, d’interaction avec les autres. En recherche, c’est quelque chose que l’on connaît bien. Le directeur de thèse doit transmettre à son élève la capacité à trouver une solution à laquelle personne n’a pensé. Comment transmettre cette disposition ? Je me souviens d’un conseil que donne Bartabas, le célèbre écuyer, réputé pour sa très grande créativité : « Moi je n’arrive à transmettre que deux choses, l’énergie et le doute. »

Où se former le mieux au monde qui vient ?

Mon conseil, si l’on souhaite avoir un spectre large et pouvoir embrasser les évolutions en cours : commencez par le pointu, par le spécialisé, pour acquérir une compétence quelle qu’elle soit – les secrets de la programmation de haut niveau ou les algorithmes mathématiques sophistiqués. Une fois que vous l’aurez acquise, échangez avec les autres, ouvrez le champ. Et surtout voyagez, et voyagez encore.

A quoi ressemblera l’école de demain ?

L’école de demain, cela reste en premier lieu l’enseignant. Malgré les promesses de cours en ligne révolutionnaires, l’impact de ces enseignements au niveau mondial reste modeste. Pour l’heure, les grandes tentatives menées pour numériser l’enseignement sont plus ou moins des échecs. On voit bien que, finalement, ce qui compte ce n’est pas le médium, la technologie, mais la relation humaine entre l’enseignant et l’élève ou l’étudiant. Cela demeurera ; j’y crois profondément.

En revanche, plus que jamais, l’école doit ouvrir au monde, inviter les jeunes à se frotter à des projets divers, à voyager. Il faudrait généraliser les initiatives de type Erasmus, envoyer systématiquement les étudiants suivre des stages ou des cours dans des environnements différents de ceux auxquels ils sont accoutumés. Je fais partie d’une espèce aujourd’hui rare, celle des fédéralistes européens, qui croient que la seule issue à long terme pour la survie et le rayonnement de l’Europe, c’est l’intégration d’un tout politique plus construit mais pour autant pas uniformisant, et j’ai coutume de dire que l’Europe est une école, une opportunité de formation extraordinaire et que le simple fait de voyager dans des cultures, des systèmes différents est un apprentissage incomparable.


 

Lire aussi :   O21 Lille / s’Orienter au 21e siècle : le programme complet des conférences

 

 

source : http://www.lemonde.fr/o21/article/2017/01/03/cedric-villani-plus-que-jamais-l-ecole-doit-s-ouvrir-au-monde_5057106_5014018.html

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 12:34

Cette méthode géométrique correspond en fait à l'algorithme de la soustraction.

(Son nom est l' Anthyphérèse. )

 

 

Autre version du même principe

(fichier ici : https://www.geogebra.org/m/h8ystQg4 en cas de mauvaise visualisation)

 

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 19:27

Un article de http://www.automatesintelligents.com/

écrit par  Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin,

 

Extrait :

Il est certain cependant que dans le monde hyper-complexe de l'algorithmique moderne se nourrissant de Big Data, certains algorithmes semblent occasionnellement échapper à leurs concepteurs et opérateurs pour se comporter de façon autonome. Ceci avait été signalé à propos des algorithmes responsables de la spéculation financière à haute fréquence (high frequency trading) qui peuvent en quelques secondes et de leur propre chef prendre des décisions de vente et d'achat se traduisant par des bénéfices ou des pertes que personne ne cherchait. Mais si les algorithmes permettant de telles décisions existent, ce n'est pas parce qu'ils sont nés spontanément. Leur existence et leurs activités sont prévues et encouragées par les spéculateurs humains et les gouvernements dont ils dépendent, afin d'accroitre globalement les pouvoirs de ces derniers.

La domination par les algorithmes. Mythe ou réalité?

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 19:20

Un article de http://www.automatesintelligents.com/

Un extrait au coeur de ce texte 

 

Les algorithmes pour la découverte des causes

C'est pour faire ce travail qu'interviennent désormais des algorithmes permettant de découvrir (ou tout au moins de suggérer) des hypothèses causales. On les désigne en anglais du terme de causal discovery algorithms. Ils constituent ce que l'on nomme désormais le Thinking 2.0, compte tenu, pour y faire appel, de la nécessité de disposer de ressources informatiques et numériques considérables. Mais il faut aussi disposer de méthodes de raisonnement computationnels nouvelles. Sinon l'immersion dans les statistiques ne donnera aucun résultat.
Judea PeralJudea Pearl, professeur en informatique et philosophe à l'Université de Californie a été à l'origine de cette nouvelle démarche. Il a mis au point un langage mathématique permettant de coder directement sur ordinateur des algorithmes destinés à explorer les relations causales. Ils peuvent tester avec une certaine sécurité les relations possibles de cause à effet entre les variables. Pour cela, ils génèrent automatiquement un ensemble hypothétique de relations et vérifient leur adéquation avec les données. Ceci, en fonction du nombre des variables, constitue une tâche plus ou moins difficile, hors de la portée des chercheurs non équipés. Avec ces algorithmes, la possibilité de faire apparaître des causes pertinentes aux effets observés s'accroît considérablement.

Pour mettre ceci en application, Pearl et d'autres collègues ont fondé en 2014 le Center for Causal Discovery, Nous y renvoyons le lecteur. Selon ces chercheurs, il est possible d'y établir à propos d'un même phénomène des millions de modèles, de les expérimenter virtuellement sur la base des Big data disponibles et de les modifier en cas d'échec. L'expérimentation in vivo, c'est-à-dire dans la nature, devient ensuite possible.

Il est inutile de préciser ici les innombrables conséquences, pratiques ou théoriques, qui découleront de l'utilisation et du perfectionnement de ces algorithmes. Nous y reviendrons

Tous les scientifiques devraient en bénéficier. Mais dans un premier temps, les Google, Facebook et, dans le domaine du renseignement, la NSA et la DIA américaines, seront plus que jamais incités à générer des flots démesurés de Big data. Beaucoup de celles-ci n'iront pas dormir dans les serveurs.

La recherche assistée des causes grâce aux algorithmes : une nouvelle façon de penser le monde

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 23:11

Un algorithme assez facile, celui qui donne la suite dite de Syracuse
 

(Pour plus d'informations)

En français cet algorithme consiste à suivre les étapes suivantes :

  • On choisit un nombre de départ.
  • Si ce nombre est pair, on en calcule la moitié,
  • sinon, on calcule le triple du nombre plus un.
  • Si le résultat vaut 1, on arrête,
  • sinon on prend le résultat comme nouveau nombre de départ.

(Cette dernière étape caractérise "l'algorithme". Puisqu'on reproduit à l'identique une série d'actions conditionnées par des tests (égal à 1 ou non, pair, impair)

Sous la forme d'un diagramme cela donne

On voit ici que "tant que le résultat n'est pas 1" l'algorithme continue à "produire de nouvelles valeurs"

Avec Geogebra, la représentation des résultats

(Ici un travail de Noël Lambert)

Ce que donne comme résultats n (départ) = 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les valeurs successives sont  3 ; 10 ; 5 ; 16 ; 8 ; 4 ; 2 et 1 

On dira que
le temps de vol est 7 (pour atteindre le sol : le 1)
l'altitude maximale est (valeur la plus élevée) 16

 

On peut utiliser le fichier de Noël Lambert (ci-dessous)

Dézoomer avec la molette de la souris
ou déplacer le graphique 

 

Avec Scratch

Une représentation plus imagée (ludique ... comme doit l'être l'enseignement ... sans pour cela qu'on s'amuse ! (sourire)² ) utilisant le quasi-langage de programmation/codage "scratch"
donne par exemple :

 

 

Avec n = 3
Avec n = 3
Avec n = 3

Avec n = 3

Avec n = 27 (faire défiler en utilisant les "poignées" sur le côté de l'image)
Avec n = 27 (faire défiler en utilisant les "poignées" sur le côté de l'image)
Avec n = 27 (faire défiler en utilisant les "poignées" sur le côté de l'image)
Avec n = 27 (faire défiler en utilisant les "poignées" sur le côté de l'image)

Avec n = 27 (faire défiler en utilisant les "poignées" sur le côté de l'image)

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Le fichier scratch

---------------------

 

Autre proposition sous scratch
qui énumère les différentes étapes (lentement)

https://scratch.mit.edu/projects/128886913/

 

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Une proposition plus rustique
sous forme de liste 
mais à affichage quasi immédiat
et donnant la valeur de départ.

Avec conservation des essais précédents (C pour tout effacer)

-----------

 

En application avec la classe, on peut assez facilement obtenir les résultats de la suite en utilisant :

un tableur (très facile), geogebra (facile), ou un outil tel que scratch (d'autres préférerons Python)

...

Le caractère tout-à-fait imprévisible des résultats peut susciter une certaine curiosité et des recherches chez certains élèves.
En effet 26 par exemple donne 11 étapes (durée de vol);  27 -> 115 ; 28 ->22 et 29 également 22.

...

il n'est pas inutile de préciser que, à l'heure actuelle, on ne sait pas encore démontrer que la suite finit toujours par aboutir à 1.

Si des esprits curieux sont intéressé par une suite cousine de celle-ci, quasiment aussi simple, mais qui donne pour la valeur 283 une altitude 10 fois plus importante avec un temps de vol trois fois supérieur à la suite originelle, il suffit de me faire la demande en commentaire, je fournirai la suite et le tableau de calcul qui la produit.

---------

PS : pour une initiation simple aux déplacements mais qui permet un bon travail sur l'espace, les angles, ... http://tortue-logo.fr/fr/tortue-logo

[Qui permet aussi, d'ailleurs, pour peu qu'on code un peu les transformations, une représentation des valeurs de cette fameuse suite]

 

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 21:03

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 21:02

L'intérêt de l'activité est ici de montrer comment, à partir d'une solution satisfaisante, on peut améliorer celle-ci en rapidité et efficacité.

(Sensibilisation à la notion d'optimisation)

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 20:32

Un petit argumentaire pour être convaincu de l'utilité de scratch dans l'apprentissage du codage

COMMENT ESSAYER SCRATCH EN 9 MINUTES.

 

Pour bien commencer avec scratch

Le Manuel de l’apprenant
(version éditable)

 

Le Manuel de l’animateur
(version éditable)

 

(voir aussi)

 

La plateforme http://scratch.mit.edu et son tutoriel.

 

-- installation--

Pour utiliser scratch  sans connection internet : les deux fichiers disponibles ici  
(à transférer sur une clé USB, puis lancer l’installation sur l’ordinateur cible.)

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