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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 18:58

Très facile
ON APPELLE SOMME LE RÉSULTAT -- TF

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Assez facile
ON APPELLE SOMME LE RÉSULTAT -- F

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Difficile
ON APPELLE SOMME LE RÉSULTAT -- D

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Très difficile
ON APPELLE SOMME LE RÉSULTAT -- TD

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Définition : vocabulaire de l’addition.

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Parcours de lecture
(à cliquer)

ON APPELLE SOMME LE RÉSULTAT -- sr

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ON APPELLE SOMME LE RÉSULTAT -- txt0r

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On appelle somme le résultat d’une addition Les nombres que l’on additionne sont nommés les termes.

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 18:55

Très facile
POUR POUVOIR LIRE PLUS - TF

 

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POUR POUVOIR LIRE PLUS - txt0r

 

 

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POUR POUVOIR LIRE PLUS - D

 

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Écriture des grands nombres

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Parcours de lecture

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Pour pouvoir lire plus facilement les grands nombres on les regroupe par tranche de trois chiffres à partir des unités.

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 18:51

Très facile
LES CHIFFRES SONT POUR LES NOMBRES - TF

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LES CHIFFRES SONT POUR LES NOMBRES - F

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LES CHIFFRES SONT POUR LES NOMBRES - TD


Chiffre et nombre

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Les chiffres sont pour les nombres ce que les lettres sont pour les mots, c’est-à-dire les signes qui servent à les écrire.

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 09:37

Les programmes sont dues à Roland Dassonval (merci à lui qui contribue depuis des années à donner des outils aidant à visualiser les mathématiques)

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 09:32
[Enseignements Pratiques Interdisciplinaires
Le labyrinthe est en mathématiques un thème qui permet d'aborder de nombreux points du programme, tant en géométrie que dans les activités numériques ou statistiques.
Dans mon collège un EPI a été décidé sur ce thème, en collaboration avec les langues anciennes et les SVT. (classes de cinquièmes)
Première petite page d'introduction sur le site de l'établissement (partie blog)

Le labyrinthe de la cathédrale de Chartres - parcours virtuel (EPI Labyrinthe)

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Les points du cours abordés seront évoqués au fur et à mesure sur ce blog.

LE PLUS GRAND LABYRINTHE AU MONDE-letxp.jpg

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 07:57

Un ensemble de petits programmes de manipulations géométriques, propres à aiguiser l'oeil et l'esprit logique.

On y retrouve bien sur SUDOKU et le célèbre MINE
mais aussi une grande variété de jeux exclusivement géométriques (dont topologiques)

par exemple UnTangle met au défit de déméler un réseau de cordes attachées les unes aux autres, de manière à ce qu'il n'y ait plus aucun croisement.*

 

Après "démélage"

 

J'ajouterais volontiers une petite contrainte à ce jeu
(relativement facile)
: "que tous les points appartiennent à un alignement d'au moins quatre points"

l'ensemble est présenté
sous le nom de 

Simon Tatham's Portable Puzzle Collection
c'est ici

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 21:05

Source : http://www.lenouveleconomiste.fr/millennials-la-generation-sans-pareille-31774/

 

Millennials, la génération sans pareille

Les baby-boomers voulaient changer la société, les millennials changeront l’homme

millennial

Les baby-boomers voulaient renverser la table en 68. Leurs descendants du début du XXIe siècle bousculent discrètement autant que sûrement les institutions de l’ancien monde. Les soixante-huitards voulaient bannir l’autorité, les millennials, eux, s’en passent en court-circuitant les intermédiaires et les hiérarchies. Les soixante-huitards voulaient créer des communautés peace and love. Cinquante ans plus tard, les millennials s’affranchissent des groupes, préférant la fluidité des réseaux. Les soixante-huitards avaient été obligés de remiser leurs idéaux du fait de la crise, les millennials, pragmatiques, s’insinuent dans les interstices de cette dernière pour faire bouger les choses. Les millennials, “génération sans pareille” – une terminologie que nous empruntons au livre de Jean-Pierre Sirinelli (éditions Tallandier) –, réussissent là où leurs aînés ont échoué, parce qu’ils sont tout simplement profondément différents. Voici en quoi et pour quoi faire.


par Philippe Plassart

“Faut qu’on parle ! Le monde a changé.” En dialoguant au long cours avec sa fille sur le mode de la nécessaire levée de l’incompréhension réciproque dans un livre récemment publié, Clara Gaymard, figure de proue de la génération post-soixante-huitarde, entame une démarche révélatrice. Les jeunes nés après 1980, et plus encore ceux nés après 1995, façonnés tout à la fois par la crise, la globalisation et l’irruption d’Internet, portent assurément comme leurs aînés de l’après-guerre des valeurs singulières. Aux premiers, hier, la permissivité des mœurs, aux seconds maintenant la quête de sens et de l’accomplissement. Et à l’espérance révolutionnaire aujourd’hui bien évanouie des baby-boomers s’oppose l’espoir mis dans le collaboratif des contemporains de Facebook. Un contraste somme toute assez banal tant il est vrai que chaque génération imprime assez naturellement sa marque sur le papier sensible du temps, en fonction du contexte et selon un invariant que résume bien l’expression “que jeunesse se passe”… Oui mais voilà – et l’hypothèse est surtout avancée par des neurobiologistes – le changement porté par la génération des “millennials”, le nom de baptême donné à ces jeunes par les sociologues et les experts en marketing, serait d’une portée autrement plus radicale qu’une simple et banale mutation à l’occasion d’un passage de témoin.

“Les jeunes nés après 1980, et plus encore ceux nés après 1995, portent assurément comme leurs aînés de l’après-guerre des valeurs singulières. Aux premiers, hier, la permissivité des mœurs, aux seconds maintenant la quête de sens et de l’accomplissement”

Que se passe-t-il en réalité ? Rien de moins qu’une mutation d’ordre anthropologique, comme l’homo sapiens n’en a connu que deux ou trois tout au long de son histoire multimillénaire, c’est-à-dire une métamorphose de la condition humaine dans sa triple dimension physique, psychique et culturelle ! Un événement donc extraordinaire qui s’incarne dans un “nouvel humain” né au tournant du siècle. Cette arrivée subreptice vous a-t-elle échappé ? Il existe pourtant un critère infaillible pour repérer ce nouvel humain, critère établi par le philosophe Michel Serres : c’est celui qui utilise avec dextérité ses deux pouces pour pianoter sur le clavier de son portable, et pas seulement son seul index. Or ce nouveau comportement, de prime abord anodin, marquerait selon le philosophe une balise essentielle de la césure radicale entre le monde virtuel d’aujourd’hui et le monde d’hier de l’ère pré-numérique. Les baby-boomers voulaient changer la société. Ils se sont rangés avec l’âge. Les millennials eux changent l’homme et ont déjà commencé à bouleverser les institutions de l’ancien monde.

Troisième main, nouvelle tête : une mutation d’ordre anthropologique

Pour prendre la véritable mesure de la mutation en cours, il faut la vision longue et profonde de l’anthropologie. “Un nouvel humain est né. Il – ou elle – n’a plus le même corps, la même espérance de vie, ne communique plus de la même façon, ne vit plus dans la même nature, ne parle pas la même langue et n’habite plus le même espace” décrit Michel Serres dans ‘Petite poucette’ (éditions Le Pommier). La modification corporelle est sans aucun doute le changement le plus décisif et le plus étonnant, dans la lignée de la transformation de l’hominidé préhistorique à quatre pattes en bipède. Celle-ci, en libérant les membres avant, transformés en bras, de la fonction d’appui, a ouvert la voie à la parole, via la bouche délivrée de sa fonction de préhension, raconte le paléontologue André Leroi-Gourhan. Car c’est bien d’une troisième main technologique dont dispose désormais ce nouvel humain du XXIe siècle avec le smartphone, véritable ordinateur portable qu’il ne quitte plus un seul instant dans la journée. Fort de cet attribut aux performances technologiques prodigieuses, il se connecte en permanence, est en relation directe avec tous les membres de son réseau, accède instantanément à toutes les connaissances et informations, et joue de son pouvoir d’ubiquité en étant constamment ici et ailleurs…

“Un nouvel humain est né. Il – ou elle – n’a plus le même corps, la même espérance de vie, ne communique plus de la même façon, ne vit plus dans la même nature, ne parle pas la même langue et n’habite plus le même espace”

Pour Michel Serres, il y a plus : “notre tête a changé aussi puisque nous tenons via l’ordinateur portable – et sa mémoire mille fois plus puissante – notre cognition ‘hors de nous’. Cette génération vit dans le virtuel alors que les autres utilisent le virtuel comme un outil”, souligne Michel Serres. “Plus qu’une mutation de l’ADN, on assiste probablement à un changement lamarkien” estime pour sa part le neuro-physiologiste Lamberto Maffei, en se référant à ce naturaliste des Lumières qui a mis en valeur la capacité d’adaptation des espèces à l’évolution de leur environnement. Mais quelle que soit la nature profonde du changement, une certitude : ce dernier touche au moins deux plans de l’univers mental des individus. D’abord le champ des connaissances acquises et de leur transmission. Les savoirs sont désormais partout sur la Toile et accessible à tous. Une révolution tant il est vrai que le progrès de l’humanité s’est joué depuis plusieurs millénaires sur l’impératif vital de stocker les connaissances. Dans les sociétés anciennes, cette fonction était assurée par des individus qui mémorisaient par cœur les contenus – une démarche forcément limitée quantitativement – avant que le parchemin et les scribes d’abord, puis l’imprimerie ensuite, ne prennent le relais. Aujourd’hui c’est une évidence, l’ordinateur résout en grande partie la problématique de la conservation et de la transmission des connaissances.

La révolution technologique touche en second au lien social et à son intensité. L’interconnexion via les réseaux sociaux semble apporter une réponse à l’angoisse ancestrale propre à l’homme qui, même s’il est un être solitaire, a besoin de liens sociaux pour survivre. Un impératif décuplé dans nos sociétés anomiques.

“La révolution technologique touche en second au lien social et à son intensité. L’interconnexion via les réseaux sociaux semble apporter une réponse à l’angoisse ancestrale propre à l’homme qui, a besoin de liens sociaux pour survivre”

L’omniprésence des écrans a aussi pour conséquence de bouleverser très profondément nos fonctions mentales, comme l’attestent les travaux des neurobiologistes.

“Ces nouvelles pratiques modifient considérablement tous les aspects de notre vie mentale puisque de la perception jusqu’au raisonnement, notre rapport à l’information et, de manière générale, au monde, s’est modifié”, affirme Sylvie Chokron, directrice de recherche au CNRS dans un rapport consacré à l’impact des écrans sur les processus cognitifs. Les techniques d’imagerie cérébrale font apparaître des phénomènes de réorganisation neuronale lors de pratiques numériques intensives. Ces premières observations en appelleront certainement d’autres car l’exploration du cerveau n’en est qu’à ses débuts. Des chercheurs de Harvard affirment que parler de soi sur les réseaux sociaux active les noyaux accumbens de la zone prosencéphalique, responsables du sentiment de récompense, de plaisir et d’accoutumance. “La communication passe de plus en plus par le visuel et moins par le verbe. Or le canal de l’image sollicite d’abord l’hémisphère droit de notre cerveau, siège des émotions et des impulsions, au détriment de sa partie gauche gouvernée par la rationalité”, souligne Lamberto Maffei.

Portrait du millennial : rencontre du troisième type

Toutes les générations sont certes embarquées peu ou prou dans cette aventure numérique, mais les plus jeunes sont assez naturellement aux avant-postes de cette mutation. Il faut ici toutefois se garder de mythifier une génération plutôt qu’une autre. “L’idée de ‘jeunesse’ est un mythe dépassé : considérer que chaque nouvelle génération est spécifiquement différente des autres est un discours purement marketing”, tranche Pierre Bellanger, PDG de Skyrock, qui poursuit : “Pour l’usage des nouvelles technologies, la société est bien plus homogène qu’on ne le croit. Cela dit, il sera plus facile pour la jeune génération d’adopter la nouveauté pour en faire la première habitude, alors que les plus âgés devront faire l’effort du changement”. Une analyse à laquelle fait écho le point de vue d’Anne Cordier, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Rouen et auteur de ‘Grandir connectés’. “Les adolescents et les jeunes adultes sont à l’âge de l’expérimentation, mais ils sont loin d’être tous hyper-connectés et hyper-experts” nuance-t-elle. Quoi qu’il en soit, il est tentant de tirer le portrait type du millennial – forcément de façon un peu caricaturale – de ses manières d’être et de se comporter.

“Sollicité de toutes parts, la capacité de concentration du millennial s’altère, comme en témoigne sa difficulté à lire sur la durée”

La première caractéristique concerne son rapport spécifique à la connaissance. Sachant qu’il a tout le savoir à sa disposition à portée de clic sur Internet, son besoin de mémoriser diminue. L’idée prévaut que l’on peut avoir réponse à tout, comme en témoigne le recours aux tutorials, ces vidéos décrivant le ‘how to do’. Le solutionnisme triomphe. Mais en même temps, sollicité de toutes parts, la capacité de concentration du millennial s’altère, comme en témoigne sa difficulté à lire sur la durée. “C’est le règne du court-circuit décrit par Bernard Stiegler. Toutefois en parallèle se développe la ‘trans-attention’, c’est-à-dire l’aptitude à continuer un travail en sous-main, en dépit des interruptions incessantes”, explique Olivier Le Deuff, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Bordeaux. L’utilisation intensive des réseaux sociaux modifie le relationnel. “Le partage devient permanent via les SMS et les réseaux sociaux. Les individus sont là et ailleurs en même temps. En ouvrant la possibilité de rentrer en contact avec des inconnus, les nouvelles technologies font tomber les barrières et ont pour effet d’accroître le degré de confiance accordé à autrui”, explique Monique Dagnaud, sociologue, auteur de ‘Le modèle californien – Comment le collaboratif change le monde’ (éditions Odile Jacob).

“Les réseaux sociaux accroissent aussi la dépendance psychologique à l’égard des autres”

Le nombre d’“amis” sur les réseaux sociaux devient-il la nouvelle échelle de la sociabilité ? “Les adolescents mettent en œuvre des stratégies de présentation de soi différentes selon les réseaux sociaux. Ils communiquent différemment selon qu’ils sont sur Facebook ou sur Snapchat”, note Anne Cordier. “C’est une autre façon de fonctionner en société qui est en train de se répandre” analyse Monique Dagnaud, qui relève que les réseaux sociaux accroissent aussi la dépendance psychologique à l’égard des autres. “Le techno-libéral aspire à se relier de milles manières avec les autres, notamment de partager ses émotions. Jaloux de son autonomie, il s’inquiète du jugement d’autrui et dépend du soutien psychologique de ses contacts et amis”, explique la sociologue. Une dépendance qui se mesure à l’attention mise au nombre de Like et de retweet par exemple… Bref, on le voit, le portrait du millennial fait apparaître un individu vraiment nouveau à la personnalité complexe, d’un côté libéré des attaches anciennes car disposant d’un réseau de sociabilité plus large, doté de facultés inédites accroissant indéniablement ses potentialités, mais aussi de l’autre côté, entravé par des aliénations nouvelles dont l’addiction aux réseaux n’est pas la moindre, dominé par son émotivité et privilégiant la forme au fond.

Un chamboule tout institutionnel

Les baby-boomers voulaient renverser la table en 68. Leurs descendants du début du XXIe siècle bousculent déjà bon nombre d’institutions bâties sur les schémas de l’ancien monde. Les soixante-huitards voulaient bannir l’autorité, les millennials, eux, s’en passent tout simplement en court-circuitant les intermédiaires et les hiérarchies. Les soixante-huitards voulaient créer des communautés ‘peace and love’. Cinquante ans plus tard, les millennials s’affranchissent eux des groupes d’appartenance fixes, préférant la fluidité des réseaux. Les soixante-huitards avaient été obligés de remiser leurs idéaux dans le moule de la crise, les millennials, pragmatiques, s’insinuent dans les interstices de la crise pour modifier le cours des choses.

“Les soixante-huitards voulaient bannir l’autorité, les millennials, eux, s’en passent tout simplement en court-circuitant les intermédiaires et les hiérarchies”

Les conséquences sont déjà visibles dans les institutions les plus en prise avec les jeunes. Dans les médias d’abord, où s’impose une nouvelle “écriture” de l’actualité (vidéos, format court…), en phase avec la curiosité papillonnante des millennials. Une viralité et une superficialité qui pose de sérieux défis. “L’abondance des informations requiert la nécessité d’opérer un filtrage entre le futile et l’essentiel. Une qualité qui n’est pas donnée d’emblée à tous. Comme on apprend à parler, à lire et à écrire, il faut apprendre à naviguer dans cet univers informationnel en expansion”, souligne Marc Roux, président de l’AFT – Technoprog, un think tank transhumaniste. Les millennials font aussi trembler les bases de l’institution scolaire, en particulier la légitimité du discours professoral en tant que vecteur de la transmission du savoir. Le hiatus actuel entre les élèves et les enseignants ne sera pas tenable longtemps. Dans le monde de l’entreprise, les millennials imposent de plus en plus les nouveaux codes du “travail indépendant”, faisant exploser au passage les cadres anciens du salariat. La politique elle-même n’échappera pas à ce grand chamboule-tout institutionnel.

“L’abondance des informations requiert la nécessité d’opérer un filtrage entre le futile et l’essentiel. Une qualité qui n’est pas donnée d’emblée à tous”

Les millennials, contrairement à leurs aînés, ne s’autorisent d’aucune autorité instituée – et surtout pas celle des experts ou des politiques – pour penser par eux-mêmes : c’est le triomphe de la démocratie d’opinion. Loin des canons de la démocratie représentative et de la délégation de pouvoirs, on se dirige tout droit vers une démocratie de type référendaire. Lamberto Maffei lance cette mise en garde. “L’immédiateté gouverne l’action politique. Or comme l’a dit le philosophe Condorcet, ‘le despotisme se nourrit de l’idéologie de l’immédiateté’.” Dans tous ces domaines (médias, éducation, entreprises, politique), les mutations sont enclenchées à des degrés divers et rien ne pourra arrêter le mouvement. Génération parfois qualifiée de “silencieuse” par les sociologues, les millenials, parce qu’ils sont profondément différents de leurs prédécesseurs, imposeront, eux, contrairement à leurs aînés, ces changements.

 

Par Philippe Plassart

Publié le 

 

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 20:53

 

Xavier de La Porte dans la vie numérique sur France Culture, évoque "une vidéo (qui) est en train de faire du bruit dans les réseaux sociaux : le portrait au vitriol de la génération des "Millenials".

 

L'émission est à écouter (pendant 1000 jours à dater d'aujourd'hui) ici

Il s’agit d’une vidéo qui dure 15 minutes, extrait d’une émission du nom d’Inside Quest qui se donne pour mission de donner à entendre les penseurs d’aujourd’hui. Le penseur, en l’occurrence, est un homme du nom de Simon Sinek, un britannique d’une quarantaine d’années, conférencier de profession, passé par la communication et auteur d’un best seller au titre évocateur de (je traduis) “Commencez par vous demander pourquoi : comment les grands leaders invitent à l’action.” L’extrait dont je vous parle ce matin a été vu des dizaines de millions de fois depuis sa mise en ligne en octobre. Qu’est-ce que raconte Simon Sinek ? Il fait le portrait d’une génération, celle qu’on appelle les Millenials, c’est-à-dire, née vers 1994 et après, ce qu’on appelle donc, des “jeunes”.

(traduction partielle sur l'article du point ici )

Sinek explique pourquoi ces jeunes connaissent une entrée difficile dans le monde du travail, pourquoi ils sont difficiles à “manager”, pourquoi ils sont toujours insatisfaits. Sinek voit trois causes à cela : l’éducation qu’ils ont reçue de leur parent, le milieu entrepreneurial et, je vous le donne en mille : la technologie. Je passe sur les parents (Sinek leur taille un costard) pour en arriver à la technologie. Que lui reproche Sinek ? Les jeunes ont grandi dans le monde de Facebook et d’Instagram, explique Sinek, où ils peuvent mettre des filtres sur tout, où ils peuvent faire croire qu’ils ont une vie géniale même si rien ne va, où ils peuvent faire croire qu’ils surmontent tout. Et le jour où ils entrent dans le monde du travail, qu’ils se heurtent à la réalité, ils s’aperçoivent qu’ils sont faillibles et perdent confiance. Mais il y a pire, poursuit Sinek, les jeunes ont avec leur téléphone et les réseaux un rapport addictif. Mais vraiment addictif. Toutes les études scientifiques le disent, précise-t-il, chaque fois qu’on reçoit un texto, qu’un de nos contenus est liké, on reçoit un shoot de dopamine.La dopamine, c’est que secrète notre cerveau quand nous buvons de l’alcool ou fumons une cigarette. C’est pourquoi les jeunes passent leur temps à regarder leur téléphone. Ils sont drogués à la dopamine que leur fournit leur téléphone. C’est très dangereux de laisser faire cela dit Sinek, comme si on poussait les jeunes à l’alcoolisme. D’autant que ces petits shoots les rendent incapables de s’engager dans de relations amicales profondes, ils ne construisent que des relations sociales superficielles et quand ils sont dans un moment de stress, ils ne se tournent plus vers leurs amis, mais vers leurs outils numériques pour un soulagement éphémère (comme l’alcoolique et sa bouteille).

Et puis les nouvelles technologies accroissent l’impatience : quand ils veulent quelque chose, ils vont sur Amazon et l’ont le lendemain, pareil pour un film ou un rendez-vous amoureux. Ils ne savent plus attendre, ni apprendre, ils n’ont pas les aptitudes nécessaires aux relations sociales profondes et à la vie professionnelle. Conclusion : dans les pires des cas, on observe l’augmentation du taux de suicide, de la consommation de drogue et de la dépression. Dans le meilleur des cas, on s’expose à une génération que ne ressent pas de vraie joie, qui ne s’accomplit pas dans son travail, qui se désole de ne pas “atteindre tout de suite le sommet de la montagne parce qu’elle refuse le long chemin qui y mène”(l’image n’est pas de moi). Alors, pour être tout à fait juste, il faut ajouter que Sinek dédouane les jeunes pour accuser leur parent, et surtout le monde de l’entreprise qui - obnubilé par les résultats de court terme - ne fait rien pour les aider et reporte la faute sur eux.

Pourquoi une telle charge circule-t-elle autant ? D’abord Simon Sinek parle bien, il est drôle et a le sens de la formule. Ensuite, il ne dit pas que des choses fausses, mais il est formidablement simpliste (je pourrais vous expliquer en détail pourquoi, si mon temps de parole n'était pas scandaleusement limité pour des raisons que je ne m'explique toujours pas). Sur la notion d’addiction par exemple, il est contredit par d’autres travaux, comme ceux de l’ethnographe danah boyd, qui explique bien que les jeunes ne sont pas accros à leurs outils, mais à ce qu’ils leur permettent, c’est-à-dire communiquer avec leurs pairs, dans un moment de leur vie où le rapport aux pairs est essentiel. Même absorbés par leur téléphone, ils socialisent, ce qui les distinguent très nettement des alcooliques, des drogués, ou même des joueurs. Quant à l’argument de la dopamine, il ne semble pas faux, mais il faudrait ajouter que la dopamine joue un rôle dans toutes sortes de comportements : l’alimentation, par exemple, ou encore l’écoute de musique ; et que la dopamine ne joue pas le même rôle dans toutes les addictions. Bref, c’est beaucoup plus compliqué que ça… Enfin, cette vidéo marche parce que la création de catégories générationnelles simples, ça marche toujours. Surtout quand ça concerne les jeunes : notre génération, la génération dite “X”, en sait quelque chose (jeunes, nous étions nuls et sacrifiés, heureusement, comme l’expliquaient Les Echos avant hier, la génération suivante est pire. C’est notre moment !!!). Quant au fait que cette vidéo connaissance un grand succès grâce aux mécanismes dont elle dénonce les effets - les réseaux sociaux etc.- ça ne semble gêner personne. C’est vrai qu’on n’est plus à une contradiction près.

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 14:13

Le corrigé est ici

 

Merci à Julien P.

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 14:10

La source de l'article
Une réaction à propos des nombres prétenduement concrets

 

c'est ici

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