Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Recherche

*****

Les aides en vidéo

Philippe Mercier

 

Son forum d'aide

 

calculette scientifique
Wiris

flèches vers

Articles Récents

Des rubriques et des lieux

17 juin 2019 1 17 /06 /juin /2019 16:25

En Amérique du Nord, le brevet a déjà été passé par les candidats français habitant cette nation.

Le sujet est ici

 

Le corrigé

Peu de commentaires à faire pour une épreuve très classique

- En codage, beaucoup d'énoncé pour très peu d'activité mathématique réelle, et comme d'habitude, la présentation scratch cache l'activité plus qu'elle ne la révèle.
Les élèves qui auront appris à compacter les informations de l'énoncé s'en sortiront mieux que celles qui auront passé des heures à utiliser scratch.

La précision sur la couleur noire est due au fait que 
le sujet original n'est pas en couleur

On comprendra que cela peut poser problème, concernant un langage dans lequel le code couleur est capital. Les élèves utilisant ces couleurs pour la compréhension des catégories de bloc, seront nécessairement génés.

- Le sujet fait cinq pages, le corrigé un peu plus de deux !!!

Sujet Brevet 2019 - Amérique du Nord
Sujet Brevet 2019 - Amérique du Nord
Sujet Brevet 2019 - Amérique du Nord
Sujet Brevet 2019 - Amérique du Nord

Sujet Brevet 2019 - Amérique du Nord

Corrigé du brevet 2019 - Amérique du Nord
Corrigé du brevet 2019 - Amérique du Nord
Corrigé du brevet 2019 - Amérique du Nord

Corrigé du brevet 2019 - Amérique du Nord

Partager cet article

Repost0
17 juin 2019 1 17 /06 /juin /2019 16:04

A l'occasion d'une publicité pour un de ses smartphones dont le nom commence par i, comme informatique
Apple semble ne pas connaître ce domaine en annonçant fièrement :

 

 Seulement sa représentation mathématique ?

Mais qu'est-ce donc qu'une photo numérique si ce n'est une suite de nombres 
(environ 41 000 pour l'image de leur publicité dans son format initial sur mon ordinateur)

Une image vectorielle est également une suite de nombre qui décrit l'image dans un langage mathématiques.

Plus c'est gros ... plus ça passe ?

 

Une publicité à utiliser en classe lors d'une séquence d'initiation à l'informatique.

A moins que, 
avec la programmation où celui qui programme ne voit plus que des pièces de LEGO, comme dans Scratch, il ne faille plus parler de mathématiques dans leur partie numérique ou géométrique. Et se "recentrer" sur la logique et l'assemblage ?

Tout de même,
il y a là l'occasion d'évoquer le codage
et de rectifier la publicité de la firme tentatrice

"Apple conserve la photographie de votre visage sous une forme codée"
Ce que déjà tous les services qui transportent ce genre d'information (Whatsapp par exemple) font déjà.

 

--------

Voir : codage d'une image

Partager cet article

Repost0
13 juin 2019 4 13 /06 /juin /2019 17:11

La solution qui est d'ailleurs mise en place progressivement depuis des années, notamment en mathématiques, est donnée par "La théorie de l'expérience optimale"

Les parents veulent que leur enfant travail et qu'il obtienne des résultats

Les enfants veulent que leurs parents soient satisfaits mes que cela ne les fatigue pas trop en même temps qu'ils souhaitent la satisfaction en retour que l'on obtient lorsque l'on "réussit".

 

Comment l'école parviendra-t-elle à satisfaire les parents (certains professeurs) et les élèves ... sur le court terme

Michel Drac nous développe cette théorie dans son commentaire de "La civilisation du poisson rouge" (de Bruno Patino)

 

(Commence à 24 minutes 22 secondes)

Cette théorie explique pourquoi la géométrie a peu à peu disparu des programmes
ainsi que l'introduction de la programmation en mathématiques notamment à l'aide de support ludique du type scratch

En ligne ou à installer, Scratch permet, dès le plus jeune âge, de comprendre et de créer des algorithmes. Ludique et complet, il offre la possibilité de réaliser des figures, des animations, des jeux ou encore des histoires en programmant, de façon structurée par blocs, le déplacement d’un "lutin"1.

 Voir Scratch puis cliquer sur ESSAIE LE.

présentation sur le site de l'académie de Poitiers

Avec scratch, les élèves sont occupés à des tâches très outillées
qui paraissent donc complexes alors qu'elles ne sont que compliquées
ils peuvent obtenir des résultats assez facilement (un peu comme avec une boite de LEGO où tout s’emboîte parfaitement)
Et les parents ont le sentiment que leur enfant est à la pointe de la modernité et assure ainsi son avenir.

Alors même que dans un monde où toutes les tâches simples sont automatisables (y compris la programmation) et que ce dont un futur adulte a le plus besoin et la bonne perception (avant même la compréhension et la maitrise) des situations complexes et donc la bonne compréhension des éléments fondamentaux qui, assemblés produisent la complexité.

Rappelons que l'un des meilleurs analyste du monde numérique et producteur (IELM) est philosophe de formation. 

[Je n'ai pas parlé des professeurs 
...
abonné à une liste de profs de maths nationale depuis près de 20 ans
je constate que les rares échanges qui s'y font encore ne parlent plus que de l'informatique

Eux aussi ont été capté par les effets de la théorie évoquée
L'informatique est un domaine idéal pour donner l'illusion d'une performance et créer une infinité de problème dont la solution, lorsqu'elle existe, est absolue (domaine du Oui/Non) et rétribue immédiatement en dopamine.

La dopamine en action ... on sent la lueur du plaisir ... à moins que ce ne soit le contraire.

La dopamine en action ... on sent la lueur du plaisir ... à moins que ce ne soit le contraire.

Partager cet article

Repost0
5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 16:23

L’introversion, la discrétion, la réserve ne sont pas des qualités valorisées. C’est vrai dès l’école, où elles peuvent même être des facteurs discriminants.

Éloge de la discrétion

 

Les premières minutes de cette chronique de Jacques Munier devraient être au programme de formation des futurs enseignants (Pour le ministre de l'éducation, cela semble trop tard, au vu de son projet de loi « pour une école de la confiance »)

Elles évoquent ce que nombre d'enfants on pu connaître sur les bancs de l'école, dans leurs bulletins trimestriels ou comme remarque de synthèse sur un dossier à propos de leur "manque de participation à l'oral"

Le début de cet "Éloge de la discrétion"

Comme disait Anaïs Nin, « notre culture a élevé au rang de vertu le fait de vivre comme des extravertis ». Et en effet, Rachid Zerrouki souligne dans les pages idées de Libération que « l’institution scolaire n’y est pas étrangère : on attend de tous les élèves qu’ils engagent des conversations, participent, répondent aux questions ou en posent ». Dans le cas contraire, la sanction tombe sur le bulletin comme un indice de manque d’investissement. Le prof en Segpa à Marseille sait de quoi il parle : ces Sections d'Enseignement Général et Professionnel Adapté accueillent des élèves en difficulté dont la relégation provient souvent d’une telle disposition négative à la mise en scène de la vie quotidienne, pour reprendre le titre d’une des plus célèbres enquêtes du sociologue Erving Goffman. En l’occurrence, il convient de distinguer introversion et timidité. On les mélange « parce qu’elles sont toutes deux liées à la socialisation – mais le manque d’intérêt pour l’interaction n’est pas la même chose que la peur de l’humiliation sociale » insiste Sophia Dembling, l’auteure de La revanche des discrets. Lyna, une interne en psychiatrie qui a connu les sermons rituels dans les bulletins de notes, citée par Rachid Zerrouki, en témoigne.

éloge de la discrétion

(ou, lorsqu'une qualité de réflexion devient un handicap !)

 

" J’ai mis du temps à comprendre que je n’étais pas timide, seulement réservée dans le sens où fournir une réponse orale exigeait de moi une réflexion préalable.  "

(suite)

Dans La force des discrets, sous-titré Le pouvoir des introvertis dans un monde trop bavard (JCLattès), Susan Cain explique que « les introvertis vivant dans le monde de l’idéal extraverti sont, comme des femmes dans un monde d’hommes, bafoués pour un trait de caractère indissociable de leur identité profonde ». À l’école, ce dénigrement prend la forme « de remarques blessantes ou de tentatives infructueuses pour «libérer» l’introverti ». Pourtant, observe Susan Cain, « les introvertis se concentrent sur le sens qu’ils donnent aux événements qui les entourent pendant que les extravertis plongent au cœur de ces événements. Les introvertis rechargent leurs batteries dans la solitude ; c’est au contraire s’ils n’ont pas assez d’interactions sociales que les extravertis ont besoin de les recharger. » La nouvelle orientation des programmes scolaires, qui fait de l’usage de la langue française à l’oral la première compétence du « socle commun » avant l’écrit ne risque-t-elle pas de « jeter l’enfant avec l’eau du bain » ? S’il est bon que l’oral fasse l’objet d’un enseignement spécifique pour lutter contre les inégalités sociales, Jean-Yves Mas met en garde dans l’ouvrage collectif dirigé par Laurence De Cock et Irène Pereira Les pédagogies critiques (Agone), contre « une récupération de thématiques progressistes par les théories issues du management ».

éloge de la discrétion

L'école est un ring de boxe
On y valorise les puncheurs
Les stylistes n'y ont que peu de chance de finir le combat sans dommage.

"Concurrence de la maternelle à l’université"
Dans Le Monde diplomatique, Laurence De Cock dénonce l’idéologie qui inspire selon elle le projet de loi « pour une école de la confiance » actuellement débattu au Parlement, de la maternelle à la sélection inavouée à l’université instaurée par le dispositif « Parcoursup », en passant par la réforme du lycée et du baccalauréat. « L’objectif de démocratisation scolaire, défini comme la volonté de compenser les inégalités sociales, culturelles ou territoriales par un système éducatif obligatoire, gratuit et laïque y laisse place à un modèle concurrentiel, où les déterminismes sociaux se trouvent contrebalancés par des coups de pouce individualisés aux plus méritants. » Elle évoque notamment l’épreuve dite du « grand oral », calquée sur le modèle des grandes écoles, qui « ne pourra aboutir qu’à valoriser des élèves déjà habitués aux épreuves orales – c’est-à-dire souvent ceux des établissements favorisés ».

éloge de la discrétion

Je me souviens m'être levé de mon siège et avoir quitté un conseil de classe, lorsqu'un élève aux résultats excellents dans toutes les matières, avait été privé des "félicitations" parce qu'il n'avait satisfait la sollicitation du précédent trimestre exprimée dans son bulletin, où on lui demandait de "faire un effort de participation à l'oral"

Dans un monde qui privilégie la rapidité, qui ne supporte pas les délais (un blanc à l'antenne est une catastrophe, l'interviewé qui le commet se voit immédiatement privé de la parole qu'il n'a pas suffisamment remplie promptement.

...
Cet éloge est à mettre en lien avec celui de la lenteur ... qui seule (avec la discrétion)  permet la réflexion et la production cohérente.

Elogio della lentezza - Lamberto Maffei

 

Partager cet article

Repost0
4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 14:35
Les mémoires de la science -2-

Autre passage du numéro de "POUR LA SCIENCE" précédemment évoqué

À quel moment un événement se grave-t-il dans notre mémoire? Chaque stimulus doit passer par plusieurs niveaux de traitement dans le cerveau, depuis la toute première perception jusqu’à son appréciation consciente et rationnelle. Chacun de ces niveaux mobilise un système de mémoire relativement indépendant des autres. Mais l’événement vécu ne s’ancrera en mémoire que s’il possède une valeur de nouveauté qui le distingue en partie des contenus déjà stockés. C’est ainsi qu’un chien qui rapporte un bâton ne laissera généralement pas de trace marquante dans notre mémoire, ce que réussira pourtant à faire un chien jouant du piano.

POUR LA SCIENCE

Ici l'article utilise des mots bien différents à propos d'un souvenir, à savoir :
graver,  ancrer, stocker et trace.

Le premier, tout comme le dernier, est inapproprié concernant la mémoire. On sait en effet (même si certains informaticiens le contestent ou en sont maris) que le cerveau ne stocke pas les souvenirs.
On sait par ailleurs que le cerveau n'est en rien statique, il est en perpétuelle agitation, ce qui ne correspond en rien avec la possibilité d'un "stockage", lequel suppose la permanence d'un état.

On sait visualiser des moments où des changements se produisent, que l'on pourrait appeler à la rigueur trace (comme les traces de pas ... mais sans que le pas lui-même soit là) ou même "lieu d'ancrage", c'est à dire état local (?) du cerveau qui est en relation avec la possibilité d'évocation d'un souvenir.

Pour revenir sur l'analogie avec la trace d'un pas. Nous savons voir le moment du dépôt de l'empreinte, mais nous ne savons rien du pas (de la forme et du fond de ce qui l'a déposé) pas plus que nous ne comprenons comment, à partir de cette trace, grâce à une ancre tout aussi mystérieuse, nous parvenons à reproduire partiellement un état mental antérieur.

Quant à ce qu'est dans notre esprit  la "trace marquante" évoquée dans l'article, il faut supposer que l'on doit considérer ici ce qui est où non mesurable au moyen des outils actuels dont dispose la science. De là à croire qu'il n'existe rien en l'absence d'un signal actuellement mesurable ... c'est un peu comme supposer qu'il n'existe pas de matière dans l'univers, en dehors de celle dont nos instruments de mesure attestent la présence.
(Or ...
 

Une partie de la matière manquante dans l’Univers observable enfin retrouvée

On a retrouvé la matière manquante de l’Univers

(Deux articles parus à la même date !!!)

 

 

https://www.elishean-aufeminin.com/la-memoire-residerait-elle-hors-du-cerveau/

https://www.elishean-aufeminin.com/la-memoire-residerait-elle-hors-du-cerveau/

Un article récent semble mettre à bas l'ensemble de ce qui est écrit concernant le rôle du cerveau dans la mémoire.

(Qui d'entre-nous n'a jamais perçu la capacité de mémoire "autonome" de notre main par exemple ?)

 

Ici l'article va plus loin et considère notre cerveau comme un récepteur (la notion d'ancre y trouve ici tout son sens)

Il repose sur la notion de champ morphogénétique qu'a développé Rupert Sheldrake

La mémoire résiderait-elle hors du cerveau?

extrait :

Les neurologues ont découvert aussi que le cerveau n’était pas une entité statique, plutôt une masse synaptique dynamique, dans un flux constant – toutes les substances chimiques et cellulaires interagisseant et changeant de position de manière constante. Il est différent du disque dur d’un ordinateur qui a un format régulier qui ne change pas et qui va ressortir la même information enregistrée même des années auparavant. Il est difficile de maintenir que la mémoire puisse être conservée et restituée de cette façon, dans un cerveau en perpétuel changement.
...
Dans ce sens, le cerveau n’agirait pas comme un moyen de stockage des informations ou de la pensée elle-même, mais comme le lien physique nécessaire reliant l’individu avec son champ morphique.

La mémoire résiderait-elle hors du cerveau?

Partager cet article

Repost0
3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 17:59

(Mise à jour le 4 juin pour corriger une erreur. Il ne s'agissait pas d'un article de la Recherche, mais du magazine POUR LA SCIENCE
Mille excuses à l'un et à l'autre.)

René Daumal, dans "La grande beuverie" donnait une description assez fidèle d'une science contemporaine qui prétend être la science et qui n'est en réalité*, principalement (à ses franges subsistent bien sur quelques êtres complets) que le résultat du travail de Scients.
___

* Elle même s'émiette en de multiple spécialités qui peinent (c'est un euphémisme) à la synthèse.
Et dont les modèles explicatifs font souvent penser à ceux mis en place pour expliquer les mouvements rétrogrades de certains corps célestes. (Dont on sait maintenant qu'ils ne sont qu'apparents)

 

“Les Scients prétendent que leur nom vient du latin scire , sciens , de même que le mot science, et qu'il est synonyme de savants. En réalité, il s'apparente à scier , les Scients s'occupant principalement à tout scier, hacher, pulvériser et dissoudre. Les Sophes font venir leur nom de celui de Sophie, qui est leur déesse, célèbre par ses malheurs et ses avatars. On a prouvé qu'en fait le mot n'était qu'une corruption de “sauf”, surnom que les sages leur donnaient jadis pour résumer certaines devises qu'on leur attribuait par dérision, telles que : “je sais tout, sauf que je ne sais rien”, “je connais tout, sauf moi-même”, “tout est périssable, sauf moi”, “tout est dans tout, sauf moi”, et ainsi de suite.

Renée Daumal - La grande Beuverie

Un exemple de ce merveilleux découpage est donné ici dans le dossier spécial de POUR LA SCIENCE sur "la mémoire"

 

Les mémoires de la science

Ce découpage des compétences humaines n'est pas inutile
loin de là

Il permet de définir, en partie, le travail que doivent faire les spécialistes de la robotique et ceux de l'Intelligence Simulée (IA) pour approcher ce qu'est capable de faire un humain ... dont La Mémoire n'est absolument pas compartimentée ainsi (le corps humain étant un lieu de l'analogie (continu) et non, comme la machine, du numérique (discontinu).

A ceux qui seraient sceptiques
je conseille de demander à un chirurgien "Quelle est la limite précise entre l'estomac, ce qui le précède et ce qui le suit, sur le circuit de la digestion des aliments ?"

Suite du passage évoqué plus haut :

– Un lapin et de l’encre rouge! Cria soudain le Professeur en se tournant vers ses assistants. L’un d’eux ouvrit sa valise et en sortit par les oreilles un magnifique lapin russe qui gigotait et grinçait des dents. Un autre apporta un petit baquet de tôle et y mélangea de l’eau avec une poudre rouge.On immergea le lapin et on le sortit écarlate du bain. On l’égoutta, et leProfesseur le souleva à bout de bras par les oreilles.Qu’est-ce que je tiens là ? me demanda-t- il.Un lapin teint en rouge.

Non, jeune homme, non. Ce sont au moins deux cents lapins rouges,comme vous allez voir si vous suivez la bête dans toutes les aventures qui vont lui arriver. Nous allons bientôt pénétrer dans un établissement que j’ai fait aménager pour mes études, sous un prétexte de philanthropie. Des Scients de toute espèce y travaillent à la chaîne. Nous allons leur livrer ce lapin rouge. Vous verrez que chacun aura son lapin et qu’il restera peut-être encore de quoi faire un civet.
Je me laissai conduire. Nous entrâmes dans une galerie qui allongeait devant nous à perte de vue une enfilade de tables de laboratoires.Tous les dix ou douze pas, un Scient vêtu de blanc attendait, armé oud’un scalpel, ou d’une balance, ou d’un chalumeau, ou d’un calorimètre,ou d’un microscope, chacun enfin avec son instrument particulier qu’il ne m’était pas toujours possible de nommer.
– Ils sont à jeun, me dit le savant vieillard.Ils n’ont encore rien eu à se mettre sous l’entendement de toute la journée. Vous allez les voir à la fête.
Il monta sur un petit socle de marbre établi près de l’entrée et, d’une voix claironnante, il annonça :– Messieurs, la chasse de Pan est ouverte !On entendit un roulement de murmures de satisfaction s’enfuir à perte d’oreille, refluer doucement, s’éloigner encore, onduler, s’étaler,s’apaiser et s’éteindre.Dans la gravité du silence Mane, le Professeur Mumu jeta le lapin rougesur la première table.Le premier Scient bondit sur la proie et fit entendre un sifflement admiratif. Il mit l’animal au centre d’un petit labyrinthe aménagé sur le sol avec des planches, disposa sur son passage un brin d’herbe, un fil électrisé, une tasse de lait, un miroir et encore d’autres objets, et se mit à chronométrer les faits et gestes du lapin rouge. Puis il le passa à son voisin et se plongea dans l’étude de ses chronométrages.Le deuxième Scient photographia le lapin sous tous les angles possibles.Le troisième l’égorgea et enregistra ses cris au phonographe.Le quatrième le ressuscita et nota sa tension artérielle.Le cinquième le re-tua et recueillit une goutte de sang qu’il déposa dans un verre.Le sixième le radioscopa.Le septième lui coupa une tranche de poil qu’il plaça sous son microscope.Le huitième le pesa et lui prit un fragment de cervelle.Le neuvième le mesura dans toutes ses dimensions.

 

Le quarante-sixième lui enleva le cœur qu’il fit revivre sur une soucoupe.
Le quarante-septième l’interrogea sur son histoire et sur ses ascendants et, n’ayant pas de réponse, il en improvisa lui-même.
…………………
……………………………………………Le cent unième lui arracha les dents.Le cent deuxième lui donna un nom abracadabrant.Le cent troisième se mit à étudier l’étymologie et la sémantique de cenom.
Le cent quatrième entreprit de compter les poils.Le cent cinquième, impatienté, inventa une machine à compter les poils et la passa au cent sixième.Le cent sixième démonta la machine et en transmit les pièces au suivant.Le suivant remonta les pièces dans un autre ordre et chercha à quoi cette nouvelle machine pourrait servir.Je n’eus pas le courage d’en voir plus long.J’étais surtout en rogne contre le Professeur Mumn.– Il s’est moqué de moi. II m’avait promis un civet. Maintenant, allez donc retrouver le lapin !  » Mais je me fis entendre raison en me disant que je n’aimais pas beaucoup le lapin, surtout sans boire.Le Professeur Mumu me rejoignit. 
– Eh bien, me dit-il, ils l’ont eu, leur lapin rouge! Mais il faut surtout les voir quand on leur donne un homme,· à ces faillis cannibales. D’un seulhomme ils en font mille :homo œconomieus, homo politieus, homo physico-ehimicus, homoendoerinus, homo squelettieus, homo emotivus, homo percipiens, homolibidinosus, homo peregrinans, homo ridens, homo ratioeinans, homoartifex, homo aesthetieus, homo religiosus, homo sapiens, homohistorieus, homo ethnographiecus et encore bien d’autres. Mais au boutde la chaîne de mon laboratoire est installé un Scient unique en son genre. Trois mille cerveaux en un seul. Sa fonction est de rassembler toutes les observations et toutes les explications couchées par écrit par les Scients spécialisés. En ayant fait la somme, il est persuadé qu’il tient dans son entendement le lapin rouge ou l’homme total et essentiel.D’ailleurs, vous pouvez le voir d’ici », acheva-t-il en faisant signe à un de ses assistants qui m’apporta une paire de jumelles.Par la lorgnette, je vis en effet, à l’extrême bout de la galerie,l’Omniscient. C’était un globe crânien énorme avec un petit visage amorphe et chiffonné, qui me parut accroché par les oreilles aux deux boules d’ébène surmontant le dossier d’un trône élevé. Pendeloquant sous la tête, un petit pantin d’étoffe laissait traîner des pantalons videssur le velours cramoisi du siège. Le petit bras droit était maintenu levé par un fil de fer et l’index s’appuyait sur la tempe dans le signe du savoir.Au-dessus du trône courait une banderole portant cette inscription :
 
JE SAIS TOUT, MAIS JE N’Y COMPRENDS RIEN
Saisi de respect et d’effroi, je posai vite les jumelles et demandai auProfesseur :
– Mais l’homme lui-même, que devient-il après cet examen ?
 L’homme lui-même, comme le lapin rouge tout à l’heure, est toujours, « en cours de route, oublié dans une boîte à ordures. »

Partager cet article

Repost0
3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 17:24

A partir d'une image sans légende

Mesures, unité de longueur, approximation

En supposant que la boite à une base carrée de 30 cm de côté
donner, lorsque c'est possible, un encadrement des mesures suivantes :

La taille de l'enfant, les dimensions du tabouret, la hauteur de l'armoire, la largeur de l'armoire, la profondeur de l'armoire, les dimensions de la porte de l'armoire.

Quelle est la partie du corps de l'enfant qui va toucher le sol la première ?
Même question pour la boite ? Est-ce que c'est vraissemblable ?

Partager cet article

Repost0
1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 17:14

[Pour le professeur : à moduler, bien sur, en fonction du niveau de la classe ... et des élèves]

A partir d'une image sans légende

 

évaluation de grandeurs ,encadrement

Des questions possibles.

Sachant que l'homme a des difficultés à tirer la charrette et que, avec l'aide de l'enfant, il parvient à le faire, 

donne un encadrement de la charge totale à tirer.

Un encadrement de la masse de ce que contient la charrette

En déduire un encadrement de la masse de la charrette et du volume du contenant s'il s'agit 

  •  de foin
  •  de charbon

 

 

Partager cet article

Repost0
29 mai 2019 3 29 /05 /mai /2019 11:52

Nagui fait jouer les spectateurs et téléspectateurs avec les épreuves du brevet des collèges.

TOUT LE MONDE JOUE AVEC LE BREVET
en même temps qu'apparaît une application sur le même principe.

Il obtient ainsi la troisième place à l'audimat ... selon Télé 7 jours et le site toutelatele.com

----------------

Tout le monde joue avec le brevet a instruis 1.92 million de Français sur France 2.

Nagui et Stéphane Bern ont mobilisés 9.7% des téléspectateurs. Sur M6, Stéphane Plaza a séduit 2 millions de fidèles devant Recherche appartement ou maison (8.8%).

Quant à Eric Cantona, acteur principal de Le Voyageur (France 3), il a captivé 4.61 millions d’amateurs du genre, soit une part de marché de 20.3%, plaçant la chaîne au sommet des audiences.

----------------

étrangement, on ne donne pas les nombres de spectateurs pour la troisième place
(Nagui aurait soudoyé médiamétrie (sourire)²²² pour monter sur le podium ?)

-----------

Quoique, à y regarder de près...le même site donne plus bas les valeurs transmises par l'institut de mesure : (sans classement ... à vous de tenter de le refaire !!!)

 

Partager cet article

Repost0
29 mai 2019 3 29 /05 /mai /2019 11:07

Qui s'est trompé ?

On parle d'Audimat à propos des parts de l'audience du public que les différentes chaines de télévision (ou autres) ont eu.

A propos de l'audience du mardi 28 mai 2019 nous avons les deux publications suivantes qui donnent des valeurs identiques, mais un classement différent.

 

Les valeurs sont les mêmes, les classements diffèrent.
Les valeurs sont les mêmes, les classements diffèrent.

Les valeurs sont les mêmes, les classements diffèrent.

On peut supposer que l'erreur proviendrait d'un mauvais traitement des données (fournies par l'institut  Médiamétrie,)

Où que les paramètres du classement sont différents
C'est le cas par exemple si on classe les équipes d'un championnat de football suivant les matches gagnés - et les points obtenus - ou suivant la différence de but.

Il n'y aurait donc pas d'erreur.

Mais à y regarder de plus près ...

 

Partager cet article

Repost0